2009-09-23
L’europe a dévoilé ses propositions visant à assurer la sécurité énergétique des 27
Énergies renouvelables, baisse des émissions de gaz à effet de serre et concurrence : la Commission européenne a placé la lutte contre le réchauffement climatique au centre de sa stratégie énergétique.
L’exécutif européen a dévoilé ses propositions alors que la fragilité des approvisionnements de l’UE, qui dépend à 50% – 65% en 2030 – des pays tiers pour son énergie illustrée par la fermeture en 2007 et 2008, en Biélorussie, de l’oléoduc russe acheminant du pétrole à destination de la Pologne et de l’Allemagne.
Si les couplets traditionnels sur la nécessité de diversifier les fournisseurs et de créer enfin un grand marché européen de l’énergie libéralisé y figurent, l’accent est clairement mis sur l’importance, pour l’UE, de rester le leader mondial en matière de lutte contre le changement climatique.
« L’Europe doit donner l’exemple au monde pour une révolution post-industrielle », a déclaré lors d’une conférence de presse le président de la Commission, José Manuel Barroso, en estimant que personne ne s’était jamais montré « aussi ambitieux ».
Alors que l’UE peine à remplir ses objectifs du protocole de Kyoto – une réduction de 8% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2010 par rapport au niveau de 1990 -, la Commission pense déjà à ce qui se passera après cette date.
L’UE, responsable de 14% de ces émissions, s’engagerait unilatéralement à réduire d’au moins 20% ses émissions polluantes en 2020 par rapport à 1990 et irait jusqu’à 30% si les autres pays industrialisés la suivent.
L’objectif est d’inciter les Etats-Unis, deuxièmes producteurs de CO2 de la planète derrière la Chine, à suivre l’exemple européen.
« Je pense personnellement que les Etats-Unis vont changer », a estimé Barroso.
Pour 2050, il faudra réduire les émissions de moitié par rapport à leur niveau de 1990 si l’on veut garder une chance de limiter la hausse de la température à 2 degrés par rapport à ce qu’elle était pendant la période pré-industrielle.
Pour la Commission, une telle politique coûterait moins cher – 0,5% du PIB mondial de 2013 à 2030 – que les conséquences de l’inaction, qui pourrait selon les rapports provoquer des dégâts correspondant à 20% de la richesse produite dans le monde.
« C’est aux Etats membres de décider s’ils veulent ou non le nucléaire », a expliqué Barroso tout en notant que 30% de l’électricité produite en Europe était d’origine nucléaire.
Fanch
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